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OA KERMANCHAH -
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REPLIK -
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Origine
L'ARABE
On ne sait pas quelle est l'origine exacte de l'arabe, mais tout indique qu'une race bien fixée et manifestant les caractères de l'arabe existait dans la péninsule Arabique au moins 2 500 ans avant l'ère chrétienne. Les tribus bédouines du désert d'Arabie, qui sont a jamais liées a l'histoire de l'arabe, le font remonter jusque vers 3000 avant J-C.
Les Bédouins ont scrupuleusement maintenu la pureté des lignées en pratiquant une consanguinité destinée à fixer les traits les plus souhaitables dans les souches futures. A l'abri de toute influence extérieure, ils ont créé un cheval d'aspect, de type et d'allures tout à fait différents des autres. L'environnement difficile et les rigueurs de la vie nomade en ont fait un cheval de conformation et de constitution plus robustes, en même temps qu'ils ont amélioré la bonne condition physique inhérente à la race et son endurance, pour lesquelles l'arabe est sans rival, sauf peut-etre le barbe.
Des que le sang arabe eut pénétré en Europe, il fut utilisé pour affiner et améliorer les races et types autochtones. C'est dans la création du pur-sang anglais que sa contribution fut la plus marquée, mais on le retrouve dans presque toutes les races, par exemple le trakehner, le percheron, le boulonnais, l'haflinger ou le trotteur français comme dans les races américaines et meme chez les petits poneys tres vifs d'Indonésie.
IL EST GÉNÉRALEMENT admis que l'arabe est à la source de toutes les autres races. Sa pureté génétique est telle qu'il est remarquablement dominant et imprime ses caracteres spécifiques aux souches que l'homme juge indispensable d'affiner et d'améliorer. Il a joué un rôle important dans l'évolution de presque toutes les races reconnues, mais on lui doit surtout la création du pur-sang.
LÉGENDE ET VERITE
Les tribus bédouines d'Arabie ont laissé peu de traces écrites mais les pédigrées des chevaux ont été conservés par la tradition orale. En 786, l'historien arabe El Kelbi écrivit un des premiers récits concernant le cheval arabe en essayant de relater l'histoire et la filiation des chevaux depuis le troisième millénaire avant notre ère. Si sa chronique tien souvent plus de la légende que de l'histoire, elle souligne l'ancienneté de la race.
Lorsque Dieu voulut créer le cheval, Il dit au Vent du Sud : "Je veux faire une créature comme toi. Prends corps." Et le vent se condensa. L'archange Gabriel apparut immédiatement et prit une poignée de rosée qu'il présenta a Dieu ; Dieu créa le bai brun, ou alezan brulé, en prononçant ces mots : "Je te nomme Cheval ; je te fais Arabe et je te donne la couleur alezail de la fourmi je suspends la félicité aux crins qui retombent entre tes yeux ; tu seras le Maître des autres animaux. Les hommes te suivront ou que tu ailles ; tu seras aussi bon a l'attaque que dans la fuite ; tu porteras des trésors sur ton dos et tu érigeras des fortunes." Puis il apposa sur le cheval la marque de la gloire et de la félicité, une marque blanche au milieu du front.
L'arabe est unique parmi toutes les races équines, bien qu'il n'existe pas qu'un seul type véritable d'arabe pur. Des variantes de détails, des nuances, se manifestent au sein du type. Outre la silhouette, le caractère le plus distinctif est la tete courte, tres fine, seche au réseau veineux apparent. Le profil est nettement concave, tandis que le front est convexe formant comme un écu, appelé jibbah. Le bout du nez est si petit qu'il tient dans le creux de la main, tandis les naseaux sont grands et s'ouvrent largement. Les yeux sont expressifs. Les oreilles sont courtes et mobiles, recourbées vers l'intérieur.
L'arabe a dix-sept côtes, cinq vertèbres lombaires et seize vertèbres caudales contrairement aux autres chevaux dont les nombres correspondants sont dix-huit, six et dix-huit. Ce sont ces particularités du squelette qui donnent à l'arabe la forme spécifique du dos et de l'arrière-main, ainsi que le port relevé de la queue.
L'allure est (flottante) comme si le cheval se mouvait sur des ressorts. Si la taille peut dépasser 1,52 m, l'arabe mesure en moyenne 1,50 m. Il reste pourtant un cheval et n'est jamais qualifié de poney, quelle que soit sa taille. |
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